Un exemple récent : recruter pour accompagner un fondateur
De l’opérationnel à la stratégie : les profils qui font la différence dans les entreprises familiales et internationales
Récemment, Antoine Labastie est intervenu sur deux mandats dans des environnements très différents mais présentant des points communs significatifs :
L'un pour un directeur des opérations dans le secteur de l'hôtellerie de luxe sur une île des Caraïbes, rattaché au président fondateur.
L'autre pour un directeur financier dans un groupe familial créé dans les années 70, où le fondateur est toujours président.
Les points communs identifiés dans les deux cas, quel que soit le secteur :
Une compétence forte sur le management multiculturel
Un sens du service ultra développé
Une disponibilité de tous les instants
Une compréhension du business et la capacité à l'accompagner dans sa réussite sans le freiner
Une aptitude à montrer l'exemple d'un point de vue technique à ses équipes
L'enjeu : comprendre la dynamique entrepreneuriale
Accompagner le fondateur d'une ETI qui a consacré l'essentiel de son temps à développer son entreprise représente un défi particulier.
Souvent, il connaît le prénom de l'ensemble des collaborateurs du groupe et possède le numéro de téléphone de tous ses managers de premier niveau. Lorsqu'il veut une information, il ira directement à la source, court-circuitant parfois la ligne hiérarchique. Existe-t-elle vraiment dans ces ETI familiales ou doit-on, lorsqu'on occupe un rôle de directeur, accepter que le fondateur ait une ligne directe avec qui il veut ?
Les critères de réussite identifiés
Pour réussir dans ce type d'environnement, il faut :
Beaucoup s'investir pour gagner la confiance du président, surtout la première année
Être un leader technique et un exemple pour ses équipes, une référence (l'aspect managérial est moins valorisé que l'expertise opérationnelle)
Connaître son périmètre sur le bout des doigts sans devoir toujours remettre une réponse à plus tard pour vérifier — il faut aller vite, être en maîtrise
Mettre les mains dans le cambouis quand son équipe en a besoin
Dans le cas du directeur administratif et financier, il fallait clairement qu'il soit un excellent comptable, capable de faire une liasse fiscale — ce qui est assez particulier pour ce type de fonction, généralement éloignée de ces tâches opérationnelles.
Dans le cas du directeur des opérations, il fallait qu'il soit capable de devenir responsable de la réception avec plaisir et de montrer qu'il était performant dans ce rôle.
La valeur du conseil
En tant que consultant en executive search, c'est un vrai défi de trouver ces profils de personnalité capables de faire l'hélicoptère entre des sujets stratégiques et très opérationnels dans des délais très courts. Il faut identifier des personnes réellement investies, passionnées par leur travail, pour que cela fonctionne.
Accompagner un entrepreneur qui a mis sa vie dans son entreprise est difficile, parfois ingrat, mais quand le lien de confiance est créé, c'est remarquable.